L’art, levier de lien humain et d’ouverture de la pensée

On a vendu le pont d'Avignon !

Un soir d’été, un jardin hors du temps dans l’arrière-pays avignonnais, à La Lusignane, une fontaine de couleurs et de formes irréelles sur des toiles, des lignes sculptées et pigmentées à souhait, des textes pour souligner cette beauté sensorielle, et la musique, pour sublimer l’ensemble. Une soirée merveilleuse, les sens comblés, nourris. Et plus encore, l’après. Les échanges entre la soixantaine de personnes venues là, partager ce moment. Tous, ou presque, sont de parfaits inconnus les uns pour les autres. Une dame s’approche, dont je ne connais pas le prénom et me dit avec émerveillement : « c’est extraordinaire, les personnes qui sont ici ce soir ne se connaissent pas, on ne sait rien les uns des autres, et pourtant, on a communié. Et c'était fort... »

Tout était dit. Le temps s’était suspendu, et avec lui, tout ce qui souvent, au quotidien, sépare les individus. Ici, les fondements humains communs avaient pris toute leur importance, prioritaires sur tout le reste. L’expression artistique avait créé la cohésion humaine, au-delà des rôles, des statuts sociaux, des identités de toutes sortes. Nous ne nous connaissions pas, pourtant nous avions partagé quelque chose de fort et d’intime. Pour une raison simple : l’art provoque des émotions, qui elles-mêmes sont les premiers media de communication entre les animaux humains. C’est avec la chimie de nos émotions que nos cerveaux dialoguent avant toute expression de mots. Nous entrons en relation avec les autres par ces signaux que nous envoyons et recevons, décodons, en quelques fractions de secondes. Et lorsque nous « sentons » une convergence émotionnelle avec les autres autour d’émotions intenses, alors la communication devient communion. Et plus cette convergence est partagée dans un grand groupe, plus l’unité qu’elle génère est forte. Il suffit pour s’en convaincre de revoir tout récemment la célébration/commémoration à Nice, en souvenir de l’attentat d’il y a tout juste un an. Les larmes de Calogéro qui intensifient celles de l’assemblée et au-delà, par l’écho des medias et réseaux sociaux.

La Lusignane
La Lusignane - Galerie d'artistes et lieu de concerts à Caderousse

Et ce soir-là à La Lusignane, c’était également très intense, mais dans un condensé d’émotions positives. Pourtant, si nous avions interrogé chaque personne de l’assemblée, il est certain que chacun aurait décrit de manière très différente ce qu’il/elle avait vu, entendu, perçu, ce qu’il/elle avait jugé esthétique, sa notion du « beau ». Peut-être même que la palette des émotions aurait été large, avec de nombreuses nuances. Le dénominateur commun le plus large serait alors éventuellement défini par « sensation de bien-être ». Ce qui est certain, c’est que si l’on avait posé ce soir-là des électrodes sur nos cerveaux, l’imagerie médicale aurait fait apparaître l’activation des circuits de la récompense (des groupes neuronaux responsables de nos sensations de plaisir) boostant les sécrétions de dopamine, d’endorphines et d’ocytocine.

Ainsi, comme le démontrent de très nombreux travaux de chercheurs en neurosciences (Jean-Pierre Changeux, Stanislas Dehaene, Emmanuel Bigand, Pierre Lemarquis…) l’art sous toutes ses formes influence notre cerveau émotionnel, et par là influence notre niveau de cohésion avec les autres. Une convergence émotionnelle est le lit de la collaboration, du lien, et, lorsqu’elle est très forte, de l’amour.

Mais l’art est aussi vecteur de l’ouverture d’esprit, de l’évolution de la pensée et de la créativité. En effet, s’autoriser à visiter/pratiquer des formes d’art qui nous paraissent loin de nous au départ permettent à notre cerveau d’initier de nouvelles connexions neuronales, d’accepter la nouveauté malgré un relatif inconfort parfois. C’est ensuite qui permet d’extrapoler cette nouvelle « compétence » d’ouverture à d’autres domaines et situations.

Une promenade dans les rues d’Avignon le lendemain, alors que le festival bat son plein, a complété tout ce foisonnement de sensations, de réflexions, et a confirmé la décision d’orientation de l’équipe de La Consultante Énervante : dans les mois à venir, d’autres formes d’art vont venir compléter les outils artistiques déjà présents dans notre palette d’accompagnement des entreprises et de la société civile… De belles surprises à venir !

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