En mode émotionnel positif ou en mode ‘coronaviré’ ? Des pistes pour cultiver l’émotion positive !

Bébé qui rit

Malgré un contexte médiatique morose…

Au quotidien et en temps ordinaire, qu’il s’agisse de chaînes TV « d’infos » en continu, de presse écrite nationale, régionale, web, radio, ou des réseaux sociaux, il semble bien difficile d’échapper aux annonces catastrophes et au climat anxiogène qu’elles engendrent.

Tels des insectes nécrophages, les médias se délectent des misères qui nous affectent, les dramatisent, les décuplent, voire au besoin, les créent. Que survienne un attentat, un scandale politique, ou qu’un virus inattendu pointe ses épines, et tous les organes dits de « presse » se jettent uniformément, des jours durant, sur ce qui leur est alors une aubaine.  Nous « overdosant » littéralement d’images et de mots plus alarmants les uns que les autres. La plupart du temps, les événements dramatiques sont ponctuels, et les media les étirent et les font « fructifier ». Aussi, quelle incroyable opportunité pour nos chaînes « d’info » en continu » que ce Corona virus ! Des semaines et peut-être des mois de nourritures anxiogène et de sujets à exploiter, d’angoisses à ciseler, aiguiser, amplifier ! La plus dangereuse contagion est dans cette anxiété qui est ainsi propagée et constamment alimentée grâce à un panel complet et parfaitement rôdé : choix de mots, des sujets, tournures grammaticales spécifiques, images…

Générer une psychose est ainsi chose facile, car notre cerveau est parfaitement équipé pour réagir aux menaces et aux dangers réels ou supposés, grâce aux trois émotions primaires que sont la peur, la colère et la tristesse. La peur étant la plus puissante, elle est aussi la plus facile à exciter. Les media en ont, de longue date, fait leurs choux gras, construisant leur modèle économique précisément sur cette donnée. Depuis les crieurs de journaux dans les rues aux 19è et 20è siècles jusqu’aux diffusions médiatiques actuelles.

Papa et sa petite filleCar en effet, plus on stimule la peur, la colère et la tristesse, plus on génère de l’audience, et ainsi du chiffre d’affaires. L’arrivée des chaînes dites « d’information en continue », qui ne sont en réalité que des chaînes de tension permanente, a largement banalisé ce processus qu’elles surexploitent. Pour maintenir l’intérêt des téléspectateurs sur la durée, il faut en permanence réactiver des stimuli afin d’accroître l’intensité émotionnelle individuelle et collective par des mots toujours plus dramatiques et des images choc. Souvenons-nous du 11 Septembre 2001, de Mohamed Mehra, des attentats de Charlie Hebdo. Souvenons-nous combien les media nous ont abreuvés d’images diffusées en boucle, nous redonnant à l’envi angoisse, colère et douleur.

Le processus est très bien rôdé qui entretient tension, gravité et frustration, en sur-stimulant notre amygdale cérébrale (structure du système limbique qui gère nos émotions, s’active et entraîne les réponses physiologiques nécessaires pour faire face au danger). Tout compte pour faire monter la pression ! Le choix des sujets, les images, le ton de voix des présentateurs. Dans les interviews, on cherche le scoop, le clash, l’information choc, et l’on cherche à créer ou attiser des clivages (« Y a-t-il eu des défaillances dans la gestion de la crise ? » ; « Entendez-vous la colère face à la pénurie de masques » ; « Peut-on parler de décisions incohérentes dans… »).  Notons également les brèves au bas de l’écran de TV, affichant un choix de mots qui évoquent toujours l’urgence ou le danger : « Alerte info », « Dernière minute », « Soirée spéciale » « Interview exceptionnelle » … Puis bien sûr la formulation des unes ! Leurs tournures grammaticales dramatiques envahissent les écrans, les écrits, les ondes radios : « Faut-il avoir peur de… » ; « Devons-nous craindre une pénurie de… » ; « Une information qui fait peur : … » ; « La France se prépare à un long combat » ; « L’inquiétude du patronat » ; « Plus de X… morts dans tel pays » …  Ajoutons enfin à cela que le martèlement, la répétition en boucle de ces annonces que l’on retrouve sur tous les canaux, finit par influencer tant notre santé émotionnelle que notre réflexion si l’on n’entretient pas notre vigilance.

Les chaînes « d’infos », sur ce modèle de fonctionnement, se sont multipliées ces dernières années. De plus en plus imitées dans leurs méthodes par les media traditionnels qui ont craint de perdre des clients s’ils ne cédaient à la loi de la dramaturgie. A tout cela se superpose un effet caisse de résonnance provenant des réseaux sociaux. Ils viennent ajouter de l’anxiété à l’anxiété, donnant tribune et audience aux échanges basés sur la colère, la peur, la frustration et le besoin de reconnaissance. Ainsi, sur un schéma comparable aux chaînes « d’infos » dramatistes, de nombreuses fausses informations sont relayées (pour augmenter des « followers ») des personnes se posent en experts et déguisent un avis ou une expérience individuelle en vérité scientifique ou statistique.

Les faits évoqués par les rédactions sont évidemment bien réels, là n’est pas la question. Et il est bien évidemment normal d’être informé et de diffuser les nouvelles connaissances au fur et à mesure des découvertes. Mais c’est l’envahissement absolu et permanent de tous les media sur le même mode exclusivement alarmiste qui s’avère totalement asphyxiant. Finalement, l’overdose du sujet aboutit à un impact très négatif sur nos vies quotidiennes, générant un climat ambiant totalement anxiogène, morose, piégeant individus nos sens et nos cerveaux. Notre santé peut en être affectée, car le stress nous amène à sécréter durablement des hormones (cortisol, adrénaline et noradrénaline) qui ne nous aident ni à rester en forme ni à guérir si l’on est malade.

La très bonne nouvelle, c’est que nous pouvons échapper à la morosité ambiante et :

…Cultiver les émotions positives pour leurs bienfaits ! Femme joyeuse qui saute

Or nous avons énormément à gagner à permettre à notre cerveau de fonctionner en mode émotionnellement positif ! Même en période d’épidémie ou de pandémie.

Depuis la fin des années 90, la psychologie positive étudie les mécanismes d’épanouissement des individus et des groupes sociaux et développe les outils du mieux-être. Les travaux de Martin Seligman, Sonja Lyubomirsky, Barbara Fredrickson, Dan Gilbert et beaucoup d’autres nous démontrent que l’optimisme, la confiance, la gratitude, l’empathie et autres émotions positives sont très hautement productrices de bien-être humain. Simple à dire et à comprendre, pas forcément facile à ressentir pourrions-nous croire. 

Pourtant si ! il semblerait qu’augmenter notre propension aux émotions positives soit plus facile qu’il n’y paraît. D’ailleurs, penser que ‘c’est plus facile qu’il n’y paraît’, permet, ipso facto, de programmer les premières conditions de réussite.

Il faut avant tout comprendre que « les émotions positives ne sont pas la conséquence de notre bien-être, mais elles en sont la cause » ! (Barbara Fredrickson – Dpt Psychologie positive Université de Caroline du Nord). En effet, contrairement à ce que nous croyons souvent, nos conditions de vie (climat ambiant, revenus, environnement affectif, niveau de santé) ne déterminent en réalité qu’une faible proportion de notre sentiment de bonheur (pour 10 % seulement). Les prédispositions génétiques en déterminent 50 %. Il est ainsi bon d’apprendre que la capacité de bonheur et d’émotions positives provient, pour 40 %, d’un entraînement personnel. C’est là le résultat très précis des travaux de S. Lyubomirsky menés depuis une vingtaine d’années. Il y a de quoi nous réjouir et nous rendre optimistes. D’autant plus que l’on sait qu’améliorer notre tendance optimiste et joyeuse va justement influencer favorablement notre contexte familial et professionnel. Nous arrivons alors à une part équitable entre la génétique et notre capacité d’apprentissage du bien-être. Nous avons donc toutes les raisons de travailler à faire évoluer nos pensées sombres, nos tristesses, nos colères et nos peurs ressenties, puisque c’est largement possible pour tous, et cela malgré l’actualité et les media. Cela demande, certes, concentration et persévérance, en particulier si nous avons cultivé ou hérité d’une personnalité à tendance « verre à moitié vide », mais l’effort, même important, en vaut largement la chandelle.

Pourquoi le faire ? Parce que c’est bon sur tous les plans !

  • Excellent pour la santé avant tout :
    Bien avant l’heure des neurosciences, Voltaire disait déjà « J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé ». Ô combien avait-il raison ! Il est aujourd’hui établi que les personnes qui expriment des émotions positives vivent en meilleure santé et plus longuement que les personnes qui ruminent colères, peurs et rancœurs. Simple à comprendre, car les émotions négatives, sur du moyen et long terme, nous font sécréter de fortes doses de cortisol (l’hormone du stress) qui augmente la consommation d’oxygène des cellules, abaisse nos défenses immunitaires et finit par épuiser notre corps. Nous sommes alors plus vulnérables aux maladies. A l’inverse, entretenir et exprimer optimisme et joie de vivre a des effets bénéfiques tels qu’une résistance plus élevée face aux infections, une probabilité diminuée d'accidents cardiovasculaires et vasculaires cérébraux, et une meilleure espérance de vie. (A. Marsland et al., Positive affect and immune function, in Psychoneuroimmunology, vol. 2, pp. 761-779, Elsevier, 2007)
  • Excellent pour la réussite de nos projets, personnels et professionnels :
    Comme nous l’avons vu plus haut avec B. Fredrickson et S. Lyubomirsky, ce n'est pas la perspective de la réussite future (d’un projet, d’objectifs, ou d’augmentation de gains) qui mobilise toute notre puissance cognitive. Le fonctionnement est inverse : c'est parce que nous sommes dans un état de bien-être positif et optimiste que notre cerveau sécrète toute la dopamine nécessaire aux avancées, à l'apprentissage et à l'action. Qui n'a jamais vécu ce phénomène que de se sentir presque invincible certains jours ou durant certaines périodes au cours desquels nous nous sentons particulièrement positifs ? Nous mettons souvent cet état de grâce ressenti sur le compte des succès rencontrés. Mais  le processus soit à comprendre dans l'autre sens.   
    Les travaux de la psychologie positive nous démontrent qu’en mode émotionnel positif, notre efficacité générale s’améliore de 31 %. Les commerciaux accroissent leurs ventes de 37 % ! Les diagnostics médicaux eux-mêmes voient leur fiabilité augmenter de 19 % ! En ce moment, cette donnée pourrait bien avoir encore plus d’importance…
  • Excellent pour la créativité :
    Là où les émotions négatives rétrécissent le champ des perspectives et ne projettent que les obstacles et les risques, l’état de confiance et d’optimisme, favorisant la prise en compte globale des situations, ouvre la voie à la recherche créative. Un optimiste n’est nullement un béat qui ne voit pas les problèmes ou les dangers, mais une personne qui recherche des solutions, s’autorise à produire des idées avant d’imaginer les freins, se donne le droit à l’erreur, explore et projette des scenarios de réussite.
  • Excellent pour les liens sociaux et la coopération
    En effet, les émotions positives impliquent une sécrétion de neurotransmetteurs (ocytocine) et un réseau de structures dans le cerveau favorables aux rapprochements sociaux (d’où notre recherche de liens, même au travers de la technologie à distance en période de confinement). Plus de confiance en soi et plus en confiance avec les autres, l’empathie en est facilitée. L’émotion, positive ou négative, est contagieuse. Ainsi, l’état de joie, d’enthousiasme que nous allons rayonner va pouvoir se transmettre aux autres. Et le plaisir partagé agit alors comme une spirale vertueuse, générant l’envie de coopérer, de partager, d’œuvrer ensemble.  

Six pistes sérieuses pour sortir du climat négatif ambiant :

  • Changer son langage…

Femme sourit… et fonctionner comme un GPS. Le GPS ne prend ne comprend que le lieu où vous souhaitez vous rendre. Vous ne pouvez pas lui dire : « Je ne vais pas à Caen, je ne vais pas à Nice, je ne vais pas à Clermont-Ferrand… ». Vous lui dites ce que vous voulez. Observons notre manière habituelle de nous exprimer. Nous avons souvent (systématiquement pour certains) tendance à dire : ce que nous ne voulons pas, ce que nous n’aimons pas, ce qu’il ne faudrait pas, ce qui ne va pas, et ainsi de suite. Ce simple mécanisme nous maintient justement dans ce que nous cherchons à éviter. Ne pensez pas à une table !... Eh oui, malgré l’injonction, le mot que nous retenons c’est « table ». Voilà pourquoi il est capital de modifier notre langage, en particulier en ce moment.
Passons de « Je n’aime pas l’état de confinement » à « Quelle est la 1ère chose que j’aimerais faire lorsque je pourrai sortir ? ». De « Je n’en peux plus d’être stressé » à « J’aimerais me sentir plus détendu(e) » ; de « J’ai des difficultés à faire ceci ou cela… » à « J’ai de la facilité à… faire ceci ou cela » ; de « Il faut éviter de… » à « Il faudrait faire… », etc. Quand nous prononçons (ou entendons) les mots stress, peur etc. notre cerveau se fait une représentation émotionnelle (et imagée) des concepts. En exprimant ce que nous voulons atteindre plutôt que ce que nous souhaitons éviter, et en utilisant les mots correspondants (ici « détente », « confiance ») nous modifions notre mode émotionnel.
Focalisons-nous sur ce que nous voulons faire, ce que nous voulons ressentir, ce que nous aimons, ce que nous savons faire, et ainsi de suite. C’est ainsi conditionner notre cerveau dans un ressenti émotionnel positif et orienter nos actions dans le même sens. Testez-le, portez votre attention sur la tournure du langage, et constatez les effets dans quelques jours. Nous tenons là un puissant outil de transformation de notre humeur et de nos projets.

  • Développer ses facultés d’attention et comptabiliser les éléments positifs
    Développer son attention est le meilleur moyen de reconnaître ce qui va bien ! Si l’on prend la peine de se concentrer, nous pouvons tous trouver un tas de raisons, importantes ou infimes, de ressentir de la satisfaction au cours d'une journée. Il faut avant tout en avoir envie, et cultiver l’effort d’attention. Une véritable attention, concentrée, sans penser à autre chose. Le 1er travail est exactement là. Et c’est un effort véritable, car gourmand en énergie. Mais cette attention concentrée va nous permettre de noter davantage d’éléments et d’événements positifs dans notre environnement, d’en ressentir les bienfaits, dans l’instant présent et dans la durée. Une astuce pour vous aider : prenez un vase (transparent) et notez chaque jour sur des post-it de couleur, 3 éléments qui ont bien fonctionné dans la journée (1 élément par post-it). Des éléments positifs (de petites joies, des choses qui vous ont fait du bien, ou fait sourire, fait plaisir). Même modeste, chaque chose positive compte. Ce peut être d'avoir réussi un exercice de gym à la maison, ou d'avoir fait un bon plat, ou encore d'être enfin parvenu à télécharger un application qui vous a donné du fil à retordre (oh là là... oui c'est de l'expérience personnelle !). Et à la fin de la semaine, de la quinzaine, du mois, vous constaterez toutes les choses supers qui vous sont arrivées. C’est ce qui va nourrir, petit à petit un sentiment positif, et un état de bien-être global.
  • Exprimer de la gratitude
    Loin d’être une idée simpliste, les travaux de plusieurs neuro scientifiques1 font le constat que s’entraîner à exprimer de la gratitude autour de soi, pour de petites comme pour de grandes choses, permet de ressentir beaucoup plus facilement un sentiment de joie et de bien-être pour celui qui exprime sa reconnaissance. Remercier rend heureux.
    Les personnes développant une habitude de gratitude, de reconnaissance, sont non seulement plus joyeuses, mais également plus énergique, plus optimistes, et plus empathiques. Plus les personnes ont une orientation propice à la reconnaissance moins elles Couplesouffrent de troubles de l’anxiété, d’envie ou de frustration.  La reconnaissance aiguise la perception positive des événements et situations. Elle les rend aussi plus faciles à mémoriser. Ainsi, automatiquement, l’on se détourne de la morosité et des angoisses ambiantes pour se focaliser sur les aspects positifs de nos expériences. Il s’avère également que les personnes à orientation reconnaissante s’adaptent plus facilement selon les nécessités contextuelles, développent de réelles capacités de résolution de problèmes et ont une résilience plus facile face aux événements difficiles.
    Soulignons que les personnes reconnaissantes développent davantage de liens sociaux, car elles se centrent beaucoup sur les autres. Or les liens sociaux sont intrinsèquement facteurs de bien-être. Encore une belle raison de développer sa capacité à exprimer gratitude et reconnaissance.
  • S’exercer à sourire
    Incongru ? Dérisoire ? Difficile en ces temps difficiles ? Justement ! Et c’est une vraie solution pour exercer sa perception positive. En effet, notre cerveau ne fait pas la différence entre un sourire mécanique et un « vrai » sourire. Pour lui, sourire = joie. Ainsi, même si arborer un sourire peut nous coûter un peu (ou beaucoup), l’effort mérite d’être fait. Car au bout de quelques minutes, notre cerveau va déclencher l’émotion cohérente pour lui, c’est-à-dire la joie. Et le sourire deviendra totalement sincère. Notre état de bien-être sera bien réel. C’est tellement efficace que l’exercice est utilisé auprès des personnes atteintes de dépression, de même que la thérapie par le rire. Car lorsque le sourire et plus encore le rire s’exercent en groupe, ils bénéficient de l’effet de contagion. La bonne humeur s’installe, se déploie et crée un climat positif.
    Le prix à payer pour développer son attention, sourire davantage, ressentir et exprimer de la gratitude et sortir du climat ambiant coronaviré ? Accepter d’y croire, et accepter l’effort que cela demande de changer à la fois nos croyances et nos habitudes. Lâcher nos a priori, excuses et freins (Ça ne marchera jamais ! Encore un truc de bisounours ! S’il suffisait d’être reconnaissant pour aller bien, ça se saurait ; Moi j’veux bien hein, mais bon…). Résister à la tentation de consulter les media anxiogènes (ce qui n’interdit pas d’aller s’informer bien sûr, mais ailleurs, en cherchant d’autres formes de media). Renoncer à la peur et à la colère n’est pas chose aisée. Le plus facile c’est de se laisser contaminer par la morosité collective. Ramer à contre-courant demande une gymnastique, du courage, et toujours cette fameuse attention à l’instant présent. Il ne s’agit pas du tout de nier de tristes ou inquiétants événements ni de tomber dans un optimisme naïf et béat. Mais de modifier son propre leadership émotionnel (l’émotion dominante que l’on ressent) par ce travail d’attention et d’expression de gratitude. Et le cadeau qui nous est offert alors, c’est de constater que la contagion émotionnelle marche aussi avec de l’émotion positive, et que l’on peut, de cette manière, changer totalement son environnement.
  • Garder le rythme !
    Le confinement, ce n’est pas les vacances ! Et même si l’on n’a pas l’habitude d’être en télétravail, ou d’être au chômage (partiel ou complet) il est très important de garder nos repères. Continuer, la semaine, à se lever comme si l’on partait travailler, maintenir ou développer des activités qui font travailler notre cerveau, nos capacités d’apprentissages, notre créativité. Il existe de nombreuses plateformes pour se cultiver, se former, apprendre à distance. Et garder des heures de repas et de coucher régulières également. Pour les adultes comme pour les enfants.
  • Entretenir le contact avec la nature et les animaux

Chien et hommeEn la période de confinement, bien sûr, le contact avec la nature est réservé aux habitants de la campagne ou à ceux qui possèdent un jardin. Mais il est aujourd’hui démontré que se trouver au contact des arbres, de la terre, de l’herbe, de tous les éléments naturels, entretient et nourrit notre bien-être physiologique et psychologique2. Diminution du stress mesurable (baisse du rythme cardiaque et de la pression artérielle), baisse de la sécrétion de cortisol, amélioration des symptômes dépressifs, amélioration de l’estime de soi, de la concentration et des capacités d’apprentissage, augmentation du sentiment de bonheur. Les bienfaits sur la santé physiques vont même plus loin, et nous concernent tout particulièrement en cette période de contamination virale : En 2006, un chercheur japonais et son équipe de l’école de médecine de Tokyo ont démontré que  certaines huiles essentielles émises par les arbre favorisent l’activité de certaines cellules (cellules « NK) fortement impliquées dans le combat contre les virus.

Les bienfaits du contact avec nos animaux sont également chose démontrée aujourd’hui3 : réduction du cortisol (et donc du stress) augmentation de l’ocytocine (hormone de la confiance et de l’attachement), renforcement des capacités d’attention, d’empathie, de notre sentiment de satisfaction (lorsque l’on s’occupe d’un animal). Donnons-leur de l’amour, cela nous fait et leur fait du bien. Et ils nous en donnent tellement !

1 R. Shankland, « La gratitude », in « Introduction à la psychologie positive », sous la direction de J. Lecomte, Dunod, 2009.R. Emmons, « Merci ! Quand la gratitude change nos vies », Belfond, 2008. M. Seligman et al., « Positive psychology progress : empirical validation of interventions », in American Psychologist, vol. 60,pp. 410-421, 2008.

2 D. Bowler et al., A systematic review of evidence for the added benefits to health of exposure to natural environments, BMC Public Health

3C. Amiot et B. Bastian, Toward a psychology of human-animal relations, in Psychological Bulletin, vol. 141, pp. 6-47, 2015

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